Lycée Louis Feuillade

Arts plastiques & Cinéma audiovisuel

Edoardo Tresoldi

Edoardo Tresoldi fait des recherches sur la poétique du dialogue entre l'homme et le paysage en utilisant le langage de l'architecture comme outil d'expression et comme clé d'interprétation de l'espace.

Né en 1987, l'artiste italien joue avec la transparence des mailles et avec les matériaux industriels pour transcender la dimension spatio-temporelle et raconter un dialogue entre l'art et le monde, un résumé visuel qui se révèle dans l'effacement des limites physiques.
Ses installations réalisées en grillage métalliques mobilisent plusieurs dizaines de techniciens et ouvriers.

Depuis 2013, il réalise des interventions dans des espaces publics, des contextes archéologiques, des parcs artistiques, des festivals, des festivals de musique et des expositions dans le monde entier.

Edoardo Tresoldi - OPERA - installation permanente - Falcomatà Seafront Reggio Calabria, Italia - 2020

Edoardo Tresoldi - ARCHETIPO installation temporaire - Evénement royal privé - Abu Dhabi, United Arab Emirates - 2017

Jiyong Lee

Jiyong Lee est un artiste de studio d'origine sud coréenne. Il vit et travaille à Carbondale, dans l'Illinois. Professeur d'art à la Southern Illinois University, Lee y dirige le programme sur le verre depuis 2005.
Fasciné par les organismes présents dans la mer et les masses d'eau douce, l'artiste sculpte des œuvres semi-transparentes qui évoquent les différentes formes d'algues et autres créatures microscopiques. Les pièces segmentées, qui sont composées de verre lisse et mat, créent des formes à la fois organiques et géométriques. Faisant partie d'une série de segmentations en cours, les œuvres composites considèrent l'évolution d'une seule cellule, que Lee développe :

"Je travaille avec du verre qui a une transparence et une translucidité, deux qualités qui servent de métaphores parfaites pour ce qui est connu et inconnu des sciences de la vie. Les formes segmentées et géométriques de mon travail représentent des cellules, des embryons, des structures biologiques et moléculaires - chacune symbolisant les éléments constitutifs de la vie ainsi que le point de départ de la vie".

Jiyong Lee - Segmented Glass Sculptures - 2015

Isana Yamada

L'artiste japonaise Isana Yamada crée des baleines en résine transparente qui contiennent des mondes miniatures. Le projet des six baleines, intitulé Samsara, représente les six royaumes de la cosmologie bouddhiste :
Le royaume des dieux (Devra), le royaume céleste demi dieux bélliqueux (Asura) , le royaume animal (Tiryagyoni), le royaume des enfers (Naraka), le royaume des fantômes (Preta), le royaume humain (Manushyra).
Samsara est le terme sanskrit pour le cycle de la mort et de la renaissance.

Isana Yamada - Samsara - 2016

Phillip K Smith III

Avec quelques miroirs, l’artiste américain Phillip K Smith III a transformé une vieille cabane en bois abandonnée en plein désert californien en véritable œuvre d’art : Lucida Stead, une maison “invisible”.
Cet ancien refuge construit dans les années 40 n’était d’aucune utilité pour les quelques touristes de la région de Joshua Tree. Aujourd’hui, Lucida Stead est devenue une véritable attraction touristique et de très nombreux profitent de leur passage dans la région pour découvrir ce projet surprenant.
De nuit, les fenêtres s’illuminent de couleurs vives grâce à un système d’éclairage LED.

Phillip K Smith III - Lucida Stead 2013

David Spriggs

Tout ce que nous voyons est vu à travers une série de transparents, à commencer par le cristallin de l'œil. Pour David Spriggs, la transparence, qu'elle soit optique ou métaphorique, est la clé qui permet de comprendre la relation complexe entre la vision et le pouvoir.

Avec "Transparency Report" (Rapport de transparence) Spriggs superpose d'images dans l'espace pour produire quatre étonnantes représentations transparentes de sacs à bagages et de leur contenu. L'artiste veille tout particulièrement à ce que chaque aspect des œuvres soit transparent, de l'imagerie aux matériaux, en passant par les vitrines d'exposition. Créées par superposition de plusieurs feuilles de verre gravées qui révèlent les formes tridimensionnelles, les œuvres sont exposées en file indienne comme s'il s'agissait de bagages sur un tapis roulant d'aéroport, sous l'analyse des technologies de surveillance. C'est cependant le spectateur qui est invité à examiner les quatre sacs et leur contenu qui servent à former les quatre identités hypothétiques : Profil de type A, Profil de type B, Profil de type C et Profil de type D.

Le titre "Transparency Report", est un terme utilisé par les gouvernements et les entreprises pour indiquer le degré d'ouverture aux informations qu'ils sont prêts à fournir. Contrairement à l'hypothèse sous-jacente de la société selon laquelle il ne faut pas se fier à l'obscurité et à l'opacité, dans le cas des "types de profils" de Spriggs, c'est à travers différents degrés d'opacité que le contenu de chaque sac est révélé.

La transparence est sans aucun doute un outil de contrôle ; elle est rarement consensuelle et est le plus souvent imposée. À travers les quatre représentations fantomatiques du "Rapport sur la transparence" de David Spriggs, nous sommes invités à considérer la question plus large de la façon dont la transparence facilite et implique la domination écrasante du pouvoir institutionnel sur nos vies.

David Spriggs - Transparency Report - 2014