Lycée Louis Feuillade

Arts plastiques & Cinéma audiovisuel

Machines à dessiner, protocoles ou programmes informatiques pour générer des dessins.
Trois études de cas avant l'ère du numérique :
  • les Méta-matics de Jean Tinguely,
  • les Wall drawings de Sol LeWitt,
  • les dessins assistés par ordinateurs de Véra Molnar

Les Méta-matics de Jean Tinguely (1925-1991), les Wall drawings de Sol LeWitt (1928-2007), les dessins assistés par ordinateur de Véra Molnar (née en 1924) reconfigurent, élargissent ou déplacent les manières de convoquer ou de générer le dessin.

Dans les démarches et les pratiques, les œuvres de ces trois artistes ne peuvent à elles seules incarner toutes les conceptions du dessin contemporain. Mais elles font surgir un lien entre la tradition du dessin et ses approches modernes.
Machines « dessein », machines pour dessiner, machines « artistes »
Il y a deux grands axes qu’il convient de distinguer :
- ce qui génère un dessin : une idée, un protocole, un programme, une machine, tout cela n’étant pas de même nature.
- et le sujet du dessin proprement dit.

Cette expression « machine à dessiner » suggère non seulement l’idée sous-jacente que l’artiste va laisser aux procédés mécaniques le soin de fabriquer l’œuvre d’art, mais encore celle d’une distance prise vis-à-vis de l’individu, de l’authenticité, de l’inspiration, du geste, de l’acte créateur.
Chez Tinguely, l’œuvre produite c’est la machine, le dessin est un après-coup : Les dessins issus des machines de Tinguely, au moment où ils ont été produits, n’avaient pas réellement le statut d’œuvre.
Pour ce qui concerne Sol LeWitt, l’œuvre est à la fois le concept et son dénouement graphique. Ce qui génère alors le dessin, c’est l’idée (de l’artiste). Sol LeWitt note à ce propos que : « L’idée est une machine qui fait de l’art. »
Quant à Vera Molnár, l’œuvre est bien, cette fois-ci, tout entière ce qu’on en voit. Pour Vera Molnár, si sa machine à dessiner est bien l’ordinateur, celui-ci n’est qu’un moyen, un outil, un médium. En sorte que l’artiste Vera Molnár ne s’identifie pas à la machine.
La création a toujours utilisé la machine plus ou moins complexe pour créer des œuvres. Il y a toutes les machines qui ont à voir avec la perspective, la perception, où les avancées techniques, les appareils, même, ont joué un rôle capital. Celles-ci ont, en réalité, non seulement servi en tant qu’instruments, mais elles ont aussi contribué à la diversité des exigences picturales : lisibilité du récit, intensité dramatique, discours symbolique.
Avant même l’ère du numérique, l’utilisation de machines, de protocoles de travail ou de programmes informatiques pour dessiner s’est développée dans l’art contemporain. Son développement a contribué à l’évolution globale des pratiques, des démarches et des attitudes artistiques. Elle ouvre sur une variété de modalités de création et de finalités exprimant également des positions critiques dans l’art et sur la société.
Les Méta-matics de Jean Tinguely
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Jean Tinguely, Machine à dessiner, N3, Relief Méta-mécanique, 1955

Jean Tinguely, Machine à dessiner, N3, Relief Méta-mécanique, 1955

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